Le team building est apparu dans les années 80 avec pour objectif le resserrement des liens entre les membres. Il  consiste à animer des activités ludiques ou culturelles pour octroyer des récompenses, favoriser l’intégration de nouveaux collaborateurs, favoriser la connaissance mutuelle, favoriser l’interculturalité, célébrer un succès ou faire adhérer à une culture d’entreprise.

Souvent, ce type d’exercice est confié à des agences créatrices d’évènements chargées de faire passer un moment mémorable aux participants, en leur offrant un spectacle ou une rencontre inoubliable. L’objectif est d’être innovant, stupéfiant, inédit, et partout fleurissent des offres toujours plus alléchantes par leur inventivité.

Quand il faut choisir dans cette offre hautement marketée, il semble intéressant de se placer du point de vue du salarié : ses contraintes de temps, de disponibilité et d’équilibre vie professionnelle/vie privée sont-elles compatibles avec ce type de rencontres ?

Aujourd’hui, de plus en plus de RH et dirigeants sont confrontés à une problématique de sens : « L’organisation d’un tel évènement est un budget très conséquent. Ils nous rapportent que lorsqu’ils interrogent leurs salariés, ils leur disent parfois « Nous nous sommes bien amusés and so what ? Mon travail n’a pas avancé et  j’ai des amis pour m’amuser avec lesquels je préfère être.  Evidemment, pour ces dirigeants ou RH qui ont été à l’initiative de l’activité, c’est la douche froide.

Et pourtant, nous savons à quel point les salariés, en particulier des générations Y et Z, sont en quête de sens. Alors faut-il renoncer à ce type d’évènement ? Là-dessus, salariés et équipes dirigeantes tombent d’accord, ce serait vraiment dommage. Par contre, il faut en repenser l’organisation.

L’une des solutions les plus simples est de prévoir l’intervention d’un coach qui va permettre un vrai travail d’équipe, créer l’espace pour des moments authentiques et donc à la fin, donner du sens à ce type d’évènement. L’utilisation d’outils adaptés vont va favoriser le travail en finesse sur la relation, car c’est bien de la relation entre les personnes, à l’intérieur du système auquel elles participent, dont on parle : les activités ne sont que le prétexte à l’observation puis à l’amélioration de la relation. Les outils de coaching ne manquent pas pour allier travail d’équipe ludique et meilleure connaissance des autres. On pourrait citer par exemple la chaise chaude, la matrice d’évaluation des situations, le photolangage, le jeu des écrous, outils permettant par exemple de libérer la parole des participants par l’expression des points positifs et des axes d’amélioration dans les relations interpersonnelles d’un individu au sein d’un groupe, d’évaluer une situation selon des points de vue différents, de mesurer les attentes d’une catégorie de personnel par rapport à d’autres, ou de mesurer la qualité des relations entre des individus,  d’utiliser des images pour faciliter l’expression verbale d’un groupe de participants ou d’observer les stratégies des individus au sein d’un groupe, constater l’influence que le groupe peut avoir sur la capacité de décision d’un individu, et de voir comment la force du groupe permet d’aller de manière plus fine vers le juste résultat ;  dont l’utilisation est détaillée dans notre ouvrage PRO EN… Coaching.

En mettant les gens en situation, le coach peut observer la dynamique du groupe, la rendre visible aux yeux de tous, et libérer la parole autour des points de tension. Il peut faire vivre un moment authentique qui, loin des fastes et des paillettes des animateurs d’évènements, fédère simplement, pour que l’homme ou la femme qui se cache derrière chaque salarié puisse aussi trouver sa place au sein du groupe.